L’industrie de l’Holocauste
ESSAI


Même dans sa négativité, les démagogues de l’Holocauste font le lien entre l’« unicité » de l’évènement et le caractère « élu » du peuple juif, et utilisent les deux pour justifier la politique israélienne.
Dès le début de son ouvrage, richement documenté sur les groupes d’intérêts juifs (lobbys) et la façon dont l’interprétation de la Solution Finale s’est développée dans la vie américaine, l’historien américain Norman Finkelstein distingue l’holocauste nazi, comme évènement historique réel de l’Holocauste, comme sa représentation idéologique utilisée à des fins précises, financières et politiques, telle une arme puissante pour servir les intérêts d’Israël et la mettre à l’abri de toute critique.
« Beaucoup d’intellectuels juifs en vue, entrèrent en « religion » après la guerre de juin 1967… en 1953, Israël ne pouvait pas demander des réparations à l’Allemagne et en même temps refuser d’assumer ses responsabilités envers les Palestiniens : « la morale ne peut pas être aussi élastique » ». P. 26
Finkelstein met la guerre de 6 jours comme date repère, après laquelle tout a changé ! alors que la littérature de la Shoah n’était même pas enseignée en écoles et la Solution Finale était un sujet tabou dans l’élite juive, le discours sur l’Holocauste « décolla » soudainement et devient une constante dans le panorama politique américain.
« Mettre en question le témoignage d’un survivant, dénoncer le rôle des Juifs collaborateurs, suggérer que des Allemands ont souffert lors du bombardement de Dresde ou que d’autres pays que l’Allemagne ont commis des crimes de guerre, tout cela relève clairement du négationnisme » P. 71
Cherchant dans l’Allemagne dénazifiée un allié déterminant dans la confrontation avec l’Union Soviétique, le rappel à l’holocauste était considéré comme une propagande communiste. Après la guerre de 1967, et jugeant dans Israël un atout stratégique au Proche Orient (au moment où elle a été le moins menacée !)
« Ce qu’il fallait, c’était une Sparte israélienne étroitement liée au pouvoir américain, car c’est alors seulement que les dirigeants juifs américains pouvaient s’ériger en porte-parole, pour soutenir les ambitions impérialistes des Etats Unis ». P. 28
L’Holocauste, en tant que « religion » de « mystère » ou de « silence » se base sur deux dogmes principaux, tous les deux ont des prolongements profonds dans le judaïsme et le sionisme : l’unicité et la haine irrationnelle des Gentils envers les juifs.
Placer l’Holocauste dans une catégorie à part, unique et inexplicable, sans précédent et au-dessus de l’Histoire, veut dire souffrances uniques, qui veut dire droits uniques sur les autres. Même dans sa négativité, les démagogues de l’Holocauste font le lien entre l’« unicité » de l’évènement et le caractère « élu » du peuple juif, et utilisent les deux pour justifier la politique israélienne.
Les gens se regroupent autour d’une identité qui les représente. Les juifs ont cherché la leur dans l’Holocauste et ont fait de l’identité juive un atout de succès : 40% des prix Nobel américains de science et d’économie sont des juifs. Cela traduit la psychologie que les juifs sont les meilleurs !
« La conscience de l’Holocauste est en réalité un instrument d’endoctrinement de la propagande officielle, un ramassis de slogans, une vision faussée dont le vrai but n’est nullement la compréhension du passé mais bien la manipulation du présent. » P. 43
Ce pamphlet démontre en 2ème partie, comment les élites juives -et derrière elles Israël tout en commettant un holocauste envers les Palestiniens – ont fait de l’exploitation des souffrances juives une arme pour courir à un armement massif et surtout extorquer des milliards des banques européennes, suisses en l’occurrence. L’hypocrite ferveur américaine à vouloir dédommager « les survivants des camps en situation de besoin » se taisait rapidement lorsqu’il était question de victimes de la guerre du Vietnam, du blocus et l’invasion de l’Irak ou encore des malheurs de l’esclavage des africains pendant des siècles.
« De la même façon que les israéliens armés jusqu’aux dents par les Américains, remettaient courageusement à leur place les Palestiniens rebelles, les Juifs américains remettaient courageusement à leur place les Noirs rebelles » P. 42
L’auteur illustre avec arguments et chiffres probants, que la supercherie touche tous les domaines : de la littérature, aux musées et évidemment les films. Tous bourrés d’erreurs grossières et de contradictions qui rendent les travaux sont valeur scientifique. Mais toujours félicités et récompensés.
« Le domaine des études sur l’Holocauste est plein d’absurdités, sinon de véritables escroqueries intellectuelles » P. 56
Publié en 2000, cet ouvrage controversé a déplu à plusieurs : « jamais je n’ai rencontré un tel acharnement pour empêcher un projet de voir le jour ». Ne pouvant l’accuser d’antisémite, fils de survivants de ghetto de Varsovie et camps de travail, Norman Finkelstein est traité de « sale juif, hanté par la haine de soi ».
Questionné sur l’accusation de travailler pour les antisémites, Finkelstein répond qu’à son avis c’est l’industrie de l’Holocauste qui est la grande pourvoyeuse de l’antisémitisme, par l’extorsion féroce qu’elle mène et par sa manière de falsifier l’Histoire. »
