Le Comte de Monte-Cristo

LITTÉRATURE FRANÇAISEROMAN D'AVENTURESALEXANDRE DUMAS

11/21/20162 min read

Le héros, par les plus habiles plans d'évasion et prenant connaissance d'immenses fortunes matérielles et immatérielles, ne reculant devant rien ; détenant les secrets des hommes (crimes et trahisons) sans qu'on perce le sien, se sert du savoir et du pouvoir comme tremplins pour sa vengeance, pour être tantôt la bienfaisance pour les uns et le châtiment pour les autres : Ange ou démon ?

En 2010, l'internaute littérature a classé le roman parmi les 50 livres qu'il faut avoir lus absolument. Pour le magazine, ce récit de vengeance est fait dans un style définitivement enlevé et épique d'Alexandre Dumas.

En effet, pour les semaines qu'a duré la lecture passionnante de l'histoire, le lecteur est entrainé dans une quête qui ne cherche pas à être finie. Sans être un roman d'histoire, c'est un roman avec de vrais éléments d'Histoire. Publié en 1844, Dumas fait semblant que les faits sont bien antérieurs à cette date. Le retour de l'empereur, les Cent Jours et la deuxième Restauration en France font les scènes d'ouverture d'une belle intrigue au bout de deux volumineux tomes. Le récit se développe lentement, car condamné à 14 ans de prison, un prisonnier a tout son temps pour attendre !

A la base, les épisodes allaient composer Les Impressions d'un voyage dans Paris, mais la collaboration avec Auguste Maquet, journaliste et professeur d'histoire, donnera naissance à ce succès en trois parties. Ainsi, la rédaction acharnée d'un grand travailleur tel que Dumas structura l'histoire de la sorte : Marseille, Rome et Paris. A chacune de ces étapes de voyage, le personnage change d'allure. Du jeune Edmond Dantès, à celui sorti tout juste des Milles et Une nuit Simbad le marin au fabuleux Comte de Monte-Cristo dont on ne connait pas de prénom et dont le dévoilement ne se fera qu'au 35ème chapitre du dernier volume. La vengeance est bien un plat qui se mange froid !

Malgré la longueur de l'œuvre (1398 pages format poche), l'auteur ou certains de ses contemporains ont voulu la reproduire au théâtre. Même tentatives réussies au cinéma dont une dernière qui date de 2002. Et quel que soit la forme littéraire (le livre demeure divinement émotionnel et transporteur !) il s'agit d'une œuvre de désespoir et de doute, auxquels s'ensuivent foi et espoir.

Le héros, par les plus habiles plans d'évasion et prenant connaissance d'immenses fortunes matérielles (Un ancien trésor romain enfoui dans l'île de Monte-Cristo) et immatérielles (sciences et langues sous l'apprentissage de son voisin de cachot), ne reculant devant rien ; détenant les secrets des hommes (crimes et trahisons) sans qu'on perce le sien, se sert du savoir et du pouvoir comme tremplins pour sa vengeance, pour être tantôt la bienfaisance pour les uns et le châtiment pour les autres : Ange ou démon ? comme on lit dans l'éloquente et copieuse préface de Jean-Yves Tadié.

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