La jeune fille et la nuit

LITTÉRATURE FRANÇAISEROMANROMAN À SUSPENSE

5/7/20242 min read

Après la drogue qui circule en abondance entre lycéens, l’adultère présenté sous la forme poétique de mener une vie secrète et y être épanoui, je me demande ce que cherche l’auteur le plus lu en France à faire passer comme message !

Je n’avais jamais lu de Guillaume Musso, jugeant sa plume facile et ses livres simplistes, ce qui fait de La jeune fille et la nuit, publié en 2018, mon premier et probablement le dernier de cet auteur prolifique.

Certes l’écrivain maîtrise si bien les ficelles de son thriller -apparemment une nouveauté chez lui. Avec une écriture peu recherchée, aux couleurs de l’actualité, le roman est riche de rebondissements (en une seule journée interminable !) il nous livre une intrigue bien construite qui t’oblige à tourner les pages et en découvrir davantage sur le déroulement de cette enquête où Thomas, un écrivain installé à New York, mène une course contre la montre craignant que la vérité n’éclate à tout moment en déterrant un secret vieux de 25 ans et un cadavre (au moins) emmuré dans le gymnase de son ancien lycée sur la côte d’Azur!

Et pourtant ! Ça manque de profondeur et ça manque de morale! Beaucoup trop de détails et de retours en arrière qui ne servent en rien le déroulement des faits, alors que les personnages semblent moins travaillés : je ne m’identifie ni m’attache à aucun d’entre eux.

« Elle me rappela que pour les femmes comme nous, venues de rien, la vie était une guerre sans relâche : il fallait se battre pour tout, tout le temps. Que souvent les forts et les faibles n’étaient pas ceux que l’on croyait. Que beaucoup de gens menaient en silence de douloureux combats intimes. Elle me dit que la véritable gageure était de savoir mentir dans la durée. Et que, pour bien mentir aux autres, il fallait d’abord se mentir à soi-même ». P. 382

Sinon coté fond, le roman finit par perdre toute mon appréciation dès que l’on découvre le vrai coupable ! Parce qu’à travers ce personnage l’on s’attaque à un sujet que Musso avait abordé au début du livre et qui revient vers la fin, conjugué au féminin, à savoir l’homosexualité et sa normalisation dans une France où le Mariage pour Tous est autorisé depuis 2013. Après la drogue qui circule en abondance entre lycéens, l’adultère présenté sous la forme poétique de mener une vie secrète et y être épanoui, je me demande ce que cherche l’auteur le plus lu en France à faire passer comme message !

Dommage qu’un premier Musso soit une déception. Il sort en 2025 un roman, encore sur la cote d’azur, qui rend hommage à Agatha Christie, une information qui veut que je me réconcilie avec lui !

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