La fin du monde

MES RÉFLEXIONS

1/25/20263 min read

Je veux être heureuse sans l’once d’artificiel !

Je ne suis pas malheureuse, mais je ne suis pas heureuse non plus.

Pour museler l’ingratitude, je dois avouer que des fois je le suis pleinement, mais je ne peux pas compter sur les aléas de la vie pour planter la graine du bonheur et attendre d’en cueillir le fruit.

Je lis des dossiers, des enquêtes où les problèmes paraissent être rédigés par ma propre main, mais les solutions, elles, ce n’est pas ce qui me réussirait.

Ma vie est remplie de livres ; alors que la Vie n’est pas un livre.

Je regarde The lake house et m’aperçois que je n’ai pas, comme Kate, une liste de petites choses qui définissent mon bonheur… Sentir les fleurs avant l’éclore ; la pluie qui tombe à la fin d’un pique-nique…

Étrangement, j’ai eu le temps auparavant d’avoir une Bucket List, mais pas une Lifelist.

Cela devrait être dans notre façon de faire, si toutefois nous faisons ce que nous pensons : notre mode de vie témoignerait de ce que nous aimons et ce que nous haïssons. Mais quand on prend le temps de se poser la question, c’est le silence qu’on obtient.

Hier, encore j’ai assisté à un débat en anglais sur « le bonheur ». Je ne le savais pas, et quand j’ai vu la diapositive, j’ai ris. Je me suis dit, encore des théories !

Avant d’intégrer la structure où je suis actuellement, j’ai eu des visions, et moi je suis rarement prémonitoire.

Je dis cela, parce que dans mes interrogatoires infinis du « qu’est-ce que je fais ici ? » je me dis que j’y étais peut-être destinée. Que mon parcours était dessiné et que je devais m’y retrouver pour une raison qui ne tarderait pas à se révéler. Mais je ne m’y retrouve toujours pas !

Il se peut que je dois tout simplement cesser de chercher de m’y retrouver pour voir les bons côtés ; sauf que je n’y arrive pas !

Au lieu de me lamenter, les pratiques j’ai beau vouloir les réinventer, ou m’y acclimater ; les oppositions j’ai tant voulu les apprivoiser ; ça ne marchait pas. L’initiative ce n’est pas ce qui est applaudie, ni l’ambition louée. Mon dévouement est sans limites et je suis là, sérieusement présente et opérante.

Et comme le mal-être au travail persistait, et l’épanouissement n’était guère à l’horizon, l’idée m’est venue de changer ma façon de voir, pour que ma vie commence à changer. Une démarche réflexive où je ne ferais plus du bonheur une obsession, un objectif. Ne serait-il pas probablement un mode de vie ?

Et j’ai imaginé le monde, tout le monde, rongé par des tumeurs malignes ; allant droit vers sa fin, mais cette fois-ci sachant précisément son heure.

Je me suis imaginée, un instant, mourante.

Je passerais mon temps à dire des « je t’aime » aux personnes qui comptent pour moi ; je préparerais mes petites boites avec mes petites choses à léguer ; je me concentrerais sur cette fameuse liste et vivrais le restant de mes jours à écrire des romans.

Le temps que je perdrais à faire ces choses, celles qui soient les dernières à faire ne serait pas perdu… Ai-je noté davantage de motivation et d’implication dans mon travail, ou encore défendre mon opinion dans un projet ?!!

Si le monde venait à finir, personne ne chercherait à avoir le plus raison, à tenir tête aux autres, en sacrifiant son bonheur. On chercherait tout simplement à mourir heureux, sans le moindre regret !

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