Jeux de glaces

AGATHA CHRISTIEROMAN À ÉNIGMELITTÉRATURE BRITANNIQUE

3/31/20202 min read

La santé de cette adorable dame aux cheveux gris est fort inquiétante et les symptômes dont elle est sujette sont analogiques à un empoisonnement à l’arsenic. C’est l’aîné de ses beaux-fils qui annonce discrètement ces soupçons avant qu’on le retrouve assassiné par balles dans sa chambre.

A Stonygates, il y a trop de choses qui sortent du commun, à commencer par les membres de la famille, les jeunes patients qui séjournent à l’institution ou les personnes qui y viennent en visite. Une étrange et inhabituelle communauté qui verse de la mixité aux profils des personnages que l’on découvre petit à petit.

On compte parmi les habitants, la détective amateur Miss Jane Marple, que j’ai découvert A l’Hôtel Bertram, venant rendre visite à son amie d’enfance Carrie-Louise, la propriétaire d’une ancienne maison victorienne et qui prend sous son aile plusieurs de ses beaux-fils (elle a été mariée trois fois), en plus de sa petite fille et son mari et sa propre fille.

La santé de cette adorable dame aux cheveux gris est fort inquiétante et les symptômes dont elle est sujette sont analogiques à un empoisonnement à l’arsenic. C’est Eric, l’aîné de ses beaux-fils qui annonce discrètement ces soupçons avant qu’on le retrouve assassiné par balles dans sa chambre.

Miss Marple en fine mouche, familiarisée avec le crime, devine que le meurtre a été commis avec de la fumée et des miroirs. Autrement dit, que l’on a eu recours aux méthodes des prestidigitateurs pour attirer l’attention sur un fait alors qu’il n’est qu’illusion. Un procédé qu’utilise souvent Agatha Christie (comme dans La Troisième fille, ou Hercule joue le jeu) et qui est le pivot de tout crime parfait.

Jeux de glaces, ou de son titre original They do it with mirrors, apparu en 1952 est un bien joli roman policier qu’a concocté La Duchesse de la mort en prenant soin d’ajouter au suspense approprié, la diversion qui emmène le lecteur sur de fausses pistes.

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