Il me cherche

PARENTALITÉISABELLE FILLIOZAT

6/12/20223 min read

Alors que si nous changeons d’angle de vision et regardons les choses avec une approche fondée sur les neurosciences et les résultats d’imagerie cérébrale, nous comprendrons que chaque âge a sa particularité d’évolution et que les attitudes indésirables sont plutôt des appels, des symptômes, parce que nous sommes leurs parents à qui ils font confiance.

Manque de concentration, agitation, manque de confiance, crise, difficultés pendant les repas ou comportement violent à l’école… tant de comportements que nous jugeons exaspérant pour des enfants que nous croyons déjà (à tort) autonomes et requérant moins d’effort ; et pire, qui tentent d’exercer un pouvoir sournoisement dirigé contre nous.

Isabelle Filliozat, psychothérapeute et conférencière, le rappelle si bien dans son introduction : « les parents craignent l’adolescence et les crises de rage des deux ans, mais la période de six à onze ans peut se révéler très délicate. Les fondements du sentiment d’identité, la sécurité intérieure, la confiance en sa personne propre, les bases de la confiance en ses compétences se posent dès le début de la vie, mais non, tout n’est pas encore joué à six ans. ». C'est un travail d'indépendance naissante et de satisfaction de besoins les plus profonds qui est en jeu.

Leurs comportements, pour désagréables et agressifs qu’ils soient, sont des réactions. Ils ont donc des causes. L’enfant ne réagit ainsi ni par hasard, ni par intention de nuire. P. 185

Alors que si nous changeons d’angle de vision et regardons les choses avec une approche fondée sur les neurosciences et les résultats d’imagerie cérébrale, nous comprendrons que chaque âge a sa particularité d’évolution et que les attitudes indésirables sont plutôt des appels, des symptômes, parce que nous sommes leurs parents à qui ils font confiance.

Quand notre enfant est malade, nous ne nous contentons pas de supprimer les boutons sur sa peau. Si une bactérie est à l’origine de l’infection, la nécessité de l’éradiquer parait évidente ; devant ses symptômes, nous nous posons la question : que se passe-t-il ?. P. 32

Dans Il me cherche, et en refaisant collaboration avec Anouk Dubois, psychomotricienne et formatrice en Communication Efficace-Méthode Gordon, Isabelle Filliozat utilise la même méthode que dans J’ai tout essayé :

1) illustre sous forme de BD le comportement problème de l’enfant et la réaction des parents

2) met en avant un éclairage scientifique sur ce qui se passe dans le cerveau de l’enfant

3) propose une approche concrète et pratique du problème.

C’est maintenant prouvé, l’exposition au stress au cours du développement du cerveau, perturbant, les niveaux d’hormones, entraine des modifications de la structure du cerveau. L’imagerie cérébrale, nos connaissances sur les neurones, sur les hormones du stress, sur l’intelligence et la mémoire, nous montrent sans équivoque qu’il est urgent de choisir un mode éducatif non-violent. P. 24

Simple, plein de bon sens, et surtout réconfortant (il accorde les derniers chapitres aux parents dont on reconnait que le travail n’est pas du tout repos) ce guide de parentalité bienveillante, propose de gérer les crises avec nos petits, privilégie la realtion et le langage du cœur pour accueillir les émotions dans le but de calmer le stress dans son cerveau. Les émotions sont contagieuses pour le meilleur mais aussi pour le pire (à cause des neurones miroirs !), elles « sont juste à écouter, à accueillir… (parce qu’il) est important de pouvoir partager nos émotions, d’oser parler ensemble de ce qui fait mal, de ce qui fait peur pour ne pas faire de nœud dans notre cœur ».

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